𝐑𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐍’𝐃𝐣𝐚𝐦𝐞𝐧𝐚–𝐃𝐨𝐮𝐫𝐛𝐚𝐥𝐢–𝐌𝐚𝐬𝐬é𝐧𝐲𝐚 : 𝐣𝐮𝐬𝐪𝐮’à 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐢-𝐁𝐚𝐠𝐮𝐢𝐫𝐦𝐢 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞𝐫𝐚-𝐭-𝐞𝐥𝐥𝐞 à 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐫𝐢𝐫 ?
𝐑𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐍’𝐃𝐣𝐚𝐦𝐞𝐧𝐚–𝐃𝐨𝐮𝐫𝐛𝐚𝐥𝐢–𝐌𝐚𝐬𝐬é𝐧𝐲𝐚 : 𝐣𝐮𝐬𝐪𝐮’à 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐢-𝐁𝐚𝐠𝐮𝐢𝐫𝐦𝐢 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞𝐫𝐚-𝐭-𝐞𝐥𝐥𝐞 à 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐫𝐢𝐫 ? A la première pluie de la saison, nous avons effectué un déplacement aller-retour sur l’axe N’Djamena–Dourbali–Massénya. Le constat est alarmant et profondément préoccupant. Une question s’impose naturellement : 𝒒𝒖’𝒂 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒍𝒂 𝒑𝒐𝒑𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝑪𝒉𝒂𝒓𝒊-𝑩𝒂𝒈𝒖𝒊𝒓𝒎𝒊 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒎é𝒓𝒊𝒕𝒆𝒓 𝒖𝒏 𝒕𝒆𝒍 𝒂𝒃𝒂𝒏𝒅𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒓𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒗𝒐𝒊𝒓𝒔 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒄𝒔 ?
𝐑𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐍’𝐃𝐣𝐚𝐦𝐞𝐧𝐚–𝐃𝐨𝐮𝐫𝐛𝐚𝐥𝐢–𝐌𝐚𝐬𝐬é𝐧𝐲𝐚 : 𝐣𝐮𝐬𝐪𝐮’à 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐢-𝐁𝐚𝐠𝐮𝐢𝐫𝐦𝐢 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞𝐫𝐚-𝐭-𝐞𝐥𝐥𝐞 à 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐫𝐢𝐫 ?
A la première pluie de la saison, nous avons effectué un déplacement aller-retour sur l’axe N’Djamena–Dourbali–Massénya. Le constat est alarmant et profondément préoccupant. Une question s’impose naturellement : 𝒒𝒖’𝒂 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒍𝒂 𝒑𝒐𝒑𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝑪𝒉𝒂𝒓𝒊-𝑩𝒂𝒈𝒖𝒊𝒓𝒎𝒊 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒎é𝒓𝒊𝒕𝒆𝒓 𝒖𝒏 𝒕𝒆𝒍 𝒂𝒃𝒂𝒏𝒅𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒓𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒗𝒐𝒊𝒓𝒔 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒄𝒔 ?
Plus de quinze ans se sont écoulés depuis la pose de la première pierre de cette route stratégique longue d’à peine 𝟏𝟓𝟗 𝐤𝐢𝐥𝐨𝐦è𝐭𝐫𝐞𝐬. Pourtant, le chantier demeure inachevé, symbole d’une interminable attente et d’un manque de considération pour les populations de cette province.
Cette situation est d’autant plus incompréhensible que le Grand Chari-Baguirmi constitue l’un des principaux moteurs de l’économie nationale. 𝐔𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐢𝐜𝐡𝐞𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐲 𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭𝐞, 𝐧𝐨𝐭𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐠𝐫â𝐜𝐞 à 𝐥’𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩é𝐭𝐫𝐨𝐥𝐢è𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐬𝐮𝐢𝐭 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐫𝐮𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧. Pendant que les ressources du sous-sol sont extraites et contribuent aux recettes nationales, les populations locales continuent de vivre dans des conditions précaires, privées d’infrastructures routières dignes de ce nom.
𝐋𝐞 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐩𝐫𝐨𝐯𝐢𝐧𝐜𝐢𝐚𝐥, qui devrait être à l’avant-garde de la défense des intérêts de la province et de la revendication des 𝟓 % des revenus pétroliers prévus au bénéfice des collectivités locales, semble aujourd’hui détourné de sa mission première par des considérations politiques. Pendant ce temps, les populations assistent, impuissantes, à l’exploitation de leurs ressources sans en percevoir les retombées concrètes.
Face à cette situation, j’en appelle solennellement au Gouvernement afin qu’il prenne des mesures urgentes pour soulager les souffrances injustes des populations du Chari-Baguirmi. Il est impératif de relancer sans délai les travaux de cette route et d’exiger de l’entreprise en charge du chantier le respect de ses engagements ainsi que l’achèvement rapide des travaux.
Les habitants du Chari-Baguirmi ne demandent ni privilège ni faveur. Ils réclament simplement leur droit légitime au développement, à la mobilité et à la dignité.
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